La Chauve-Souris à l’Opéra Comique

Mardi soir, se jouait la seconde représentation de « la Chauve-Souris » de Johann Strauss (fils) : un monument de l’opérette viennoise à l’Opéra Comique.

L’opérette ? Un genre de parodie d’Opéra (pour prendre un raccourci), mêlant comédie, chant et danse. Plus légère, plus drôle (voire absurde), l’Opérette n’amoindrie en rien le génie de ses compositeurs.

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Sur scène, un décor « comme à la maison », l’écran plat en plus. On y découvre une mise en scène « moderne ». La bonne repasse, devant une rediffusion de la Chauve-Souris justement… ce qui depuis mon siège en orchestre me permet de voir clairement les musiciens du Louvre et leur chef Marc Minkowsky à l’écran, démarrer virtuosement l’ouverture (si connue) de cette œuvre monumentale et populaire.

Je danse déjà sur mon siège, enjouée et prise d’une bonne humeur communicative : ma voisine aussi se balance.

Les chanteurs sont à couper le souffle, entre frisson et rire sincère, j’ai été transportée 3 heures durant. Oui, 3h (avec une entracte quand même).

L’argument nous emmène de tromperies en tromperies jusqu’au ridicule. Rien ne sert d’avoir peur de ne rien comprendre lecteur, cette production est en français : idée brillante qui n’enlève rien (mais alors rien du tout) à la qualité du spectacle.

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Pour ses 300 ans, l’Opéra Comique frappe fort, très fort. Entre Opéra Bastille, Théâtre Mogador et spectacles musicaux en tous genres vus à aujourd’hui, je te l’assure lecteur, tu peux y aller les yeux fermés, tu vas kiffer.

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Prochaines représentations : le 28 et 30 décembre, 1er janvier.
Rediffusion le 3 janvier sur FranceMusique.