J’ai vu la Traviata à l’Opéra Bastille

Mon cerveau est actuellement avare en écriture. J’aurais pourtant beaucoup de belles histoires à te raconter lecteurs : des histoires musicales bien sûr, mais aussi d’autres.

Puisque petit à petit l’oiseau fait son nid, j’ai choisi de te parler de l’une de mes expériences musicales les plus émouvantes du moment. Les émotions, c’est un peu ce qui me caractérisent, ça tombe bien.

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Quand je suis allée voir Don Giovani en plein air en septembre aux Invalides, j’ai trouvé ça sympa. J’étais cependant presque un peu déçue de ne pas sentir mon cœur battre plus fort. C’était mon premier grand Opéra.

Pas démotivée pour un sous, j’ai souhaité renouveler l’expérience. C’est là que j’ai découvert la bourse de l’Opéra de Paris. C’est plutôt pratique, tu mets une alerte sur ce que tu veux aller voir, et tu reçois un mail quand une ou plusieurs places sont revendues. Ça m’a permis d’acheter deux places pour la Traviata de Verdi à l’Opéra Bastille pour moins d’un demi-bras.
Sinon tu peux aussi ne pas t’y prendre à la dernière minute et acheter des places à l’ouverture des abonnements ou des ventes à l’unité (calendrier disponible sur le site), ça permet de s’offrir les places de catégories aux tarifs abordables.

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souhaité voir la Traviata. Je pense que le film « Pretty Woman » n’y est pas pour rien. Oui, je confesse, c’est un des films cultes de mon enfance et j’ai  toujours, TOUJOURS rêvé d’enfiler une robe fourreau rouge (et un collier de rubis et diamants ») pour me rendre à l’Opéra.

Bon, du coup je n’ai pas mis la robe et j’y ai emmené ma sœur pour laisser le champ libre au prince charmant (Héhé).

Me voici donc grimpant les 3 étages qui me mènent à ma place. J’arrive en haut essoufflée et les jambes coupées, mais première bonne surprise : de ma place catégorie 6, on voit très bien : la scène et l’orchestre. Je suis pile au centre (ou quasi), c’est cool.

Avant même que le rideau se lève, je suis bien intriguée de voir les violoncelles et les contrebasses à gauche de l’orchestre. Si tu sais lecteur, tu peux commenter pour m’éclairer un peu.
La musique commence… et le rideau se lève. Et là, commence le tourbillon. Je me suis envolée. Les larmes au bord des yeux j’ai respiré au rythme de Violetta et d’Alfredo.

L’histoire, c’est celle de la Dame aux camélias: Alfredo tombe amoureux d’une courtisane en vue, Violetta, qui abandonne de suite sa situation pour partir vivre près de lui à la campagne. Le père d’Alfredo soucieux de la réputation de sa famille demande à Violetta de quitter Alfredo pour son bien… Ce qu’elle fait par amour. Apprenant que Violetta atteinte de la tuberculose n’y survivra pas, le père d’Alfredo averti son fils de la supercherie, qu’il puisse accompagner sa belle pour ses derniers instants.

J’ai tremblé. Mon cœur s’est déchiré au cri d’amour de Violetta. J’aimerais te détailler l’œuvre en détails, te dire que tu en connais la moitié par cœur (merci les pubs Procter & Gamble), te raconter comment au début de l’acte 3 tu pourrais espérer que tout recommence quand tu reconnaîtras les notes du début de l’acte 1… mais ce qu’il faut que tu saches c’est que j’ai été prise de frisson, et que la chair de poule ça fait un peu mal sous un slim quand tu as la peau fragile.

La Traviata, mise en scène Benoit Jacquot jusqu’au 12 octobre.

Crédit photos OnP: Christophe Pelé