La belle rentrée de l’Orchestre de Paris – Saison 2014/2015

Ça y est ! La saison de l’Orchestre de Paris a repris mercredi. C’est donc parti pour moi, j’ai pris rdv avec la belle musique quasiment tous les mercredis soir jusqu’à fin novembre. Pour la suite, on verra comment ça s’organise.

J’étais à Pleyel mercredi dernier pour l’ouverture, en arrière scène, devant le chef. Certains de mes voisins pestaient d’être mal placés. De mon côté j’étais ravie de voir Paavo Järvi de face ! C’est un peu comme faire partie de l’Orchestre mais avec rien dans les mains.

orchestredeparis

D’ici, on voit plein de chose : les cordes de la harpe qui claquent (ça fait un bruit sourd « tooooong ») et la dextérité de l’instrumentiste pour changer, tout en discrétion, sa corde pendant la symphonie de Roussel, les cornistes qui ne cessent de vider l’eau de leur cors ou encore les pages des partitions annotées.

Evidemment quand il y a beaucoup de cuivres et beaucoup de percussions, notamment pendant la dites symphonie, ça fait un peu mal aux dents (peut-être à cause des vibrations ? ou peut-être dois-je prendre un rdv chez le dentiste…), mais le son n’y est pas si mauvais qu’on le dit et la vue est imprenable. Après tout, aller à un concert, c’est aussi voir le spectacle, les expressions des musiciens et respirer avec eux.

Beaucoup était venu pour entendre le concerto pour violon de Brahms exécuté brillamment par le violoniste (et chef) Maxim Vengerov, ils ne se sont pas déplacés pour rien, c’était époustouflant.
Contrairement à un Concerto « classique » (si vous me permettez l’expression), le concerto pour violon de Brahms ne se concentre pas que sur la virtuosité du soliste. La frontière entre la symphonie et le concerto n’est pas si tranchée. L’Orchestre est essentiel à la pièce, il expose les thèmes (1er mouvement) ou encore vole la vedette au soliste avec son hautbois (début du 2nd mouvement) créant ainsi un lien et un équilibre subtil. Les thèmes et les variations y sont nombreux, permettant à l’auditeur (enfin à moi quoi, parce que je ne suis pas dans la tête des autres) d’explorer une large palette de sentiments.

Le bis, les méditations de Thaïs de Jules Massenet (gros tube), était un très bon choix à mon sens, facile d’accès, encore une fois merveilleusement interprété et pas trop long. Elle est cependant à l’opposé de tout ce que je vous ai dit plus haut sur le concerto de Brahms puisque l’orchestre n’y fait quasiment que de l’accompagnement (et pour l’avoir joué, ce n’est pas la pièce la plus stimulante lorsque l’on fait partie de l’orchestre).

La suite du concert la Symphonie n°3 de Roussel m’était inconnue, je ne connais pas du tout sa musique. Quant à la Valse de Ravel, sans surprise : une merveille.

Je m’abstiens de détailler plus les œuvres … mais je t’invite à me rejoindre à Pleyel pour de nouvelles découvertes les mercredis (ou les jeudis) qui viennent pour par exemple : la 5ème de Tchaïkovski le 17 septembre ou encore l’Adagio de Barber le 1er octobre.

Aller… à bientôt lecteur !